• Antoine et Pascale (Homme fessé)

    Antoine et Pascale (Homme fessé)

    Auteur : un membre du réseau Fessestivites publié par Ecrivaillon

    Il lui dit que cette fois c'était trop. Elle y était allée trop fort. La correction avait largement dépassé ses limites. Il garderait des marques sur les fesses et les cuisses pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Elle le regardait de haut, son ceinturon toujours à la main, une expression de déception mêlée de colère sur le visage. L'anxiété l'envahit aussitôt. Il leva la main par réflexe pour intercepter la gifle qui allait, il en était sûr, tomber. Mais elle se détourna simplement de lui.

     Madame, je...
     Tais-toi. Je me dévoue pour toi, pour t'apporter cette éducation que tu recherches, et lorsque je m'exécute, tu trouves le moyen de te plaindre. On en a fini tous les deux. Rentre chez toi, tu n'auras plus de nouvelles de moi.
     Non ! S'il vous plaît, je ferai des efforts, je vous le jure ! C'est simplement, cette fessée, elle était vraiment trop forte, et je...
     Je t'ai dit de te taire !

    Il s'exécuta. Son regard désemparé cherchait celui de sa fesseuse, Pascale, qui semblait réfléchir. Paniqué, il se demanda si cette fois-ci, il l'avait définitivement perdue. Elle se détournait de lui, parfois. Elle connaissait son angoisse de l'abandon. Elle l'avait utilisée pour le punir lorsqu'il devenait nécessaire pour lui de changer d'attitude. Elle en avait usé et abusé, au point de le rendre fou, dépendant, acceptant tout ce qu'elle lui imposait pour ne pas être rejeté. Un jour, Pascale l'avait utilisée à bon escient. Mais pour comprendre cela, il fallait remonter quelques mois plus tôt.

    Antoine était un beau jeune homme d'une vingtaine d'années. Etudiant sans le sou, collectionnant les petits boulots pour joindre les deux bouts et perdant peu à peu pied dans ses études, il avait peu à peu plongé dans les méandres d'une vie de plus en plus glauque, jusqu'au soir où il avait rencontré Paul, dans un bar de la rue des Martyrs. Paul avait la quarantaine, la peau abîmée, une barbe de trois jours et des yeux verts laiteux. Paul l'avait dragué. Antoine n'était jamais sorti avec un garçon. En réalité, il n'avait connu qu'une fille, et cela n'avait pas duré bien longtemps. Devant son refus, Paul lui avait proposé trois billets de 50€ en échange d'un peu de bon temps. Le jeune homme n'était pas en position de refuser. Son loyer impayé depuis plusieurs semaines, son propriétaire menaçait de le mettre à la rue. Il avait suivi Paul jusqu'à une ruelle sombre, et empoché les billets. Malgré le dégoût premier, Antoine était tombé bien trop bas pour faire marche arrière. Il retourna donc dans la rue des Martyrs, le jour suivant. A la fin de la semaine, son retard de loyer était payé.

    Depuis ce soir-là, il échangeait le soir dans les bars ses « services » contre de l'argent. Profitant de son physique avantageux, son corps d'adolescent était passé de mains en mains, de chambre en chambre. Il ne pouvait compter le nombre de clients qui avaient joué avec ses cheveux bouclés qui lui donnaient l'air d'un chérubin tombé du paradis. Il ne savait combien de doigts avides avaient exploré le moindre recoin de son intimité, s'infiltrant entre ses fesses blanches et rebondies. Mais il n'y en avait jamais assez Alors qu'il en était réduit à récupérer des morceaux de sandwiches entamés dans les poubelles de la gare du Nord, une dame d'une cinquantaine d'années l'avait repéré. Elle s'appelait Pascale et elle était enseignante. Habillée d'une façon très sobre, un tailleur beige et des escarpins, sa douceur mêlée d'autorité, son inquiétude pour lui l'avaient bouleversé. Ses cheveux châtains étaient retenus en un chignon strict, et de petites lunettes rondes cachaient des yeux noisette qui inspiraient la confiance. Elle était assez grande, et très mince, sa poitrine compressée dans son tailleur. Elle l'avait invité au restaurant, et malgré ses réticences, la faim avait été plus forte, et il l'avait suivie. Alors qu'il dévorait une pizza royale, elle l'avait observé, sans rien dire. Au moment de payer, il lui avait proposé des relations sexuelles pour la « rembourser ». Son regard choqué avait réveillé en lui un sentiment de culpabilité refoulé.

     C'est comme ça que tu vis ? Lui demanda-t-elle d'une voix faible.
     Oui, Madame, avait-il répondu.
     Où sont tes parents ? Ne peuvent-ils pas t'aider, au lieu de te laisser à la rue ?

    Antoine baissa les yeux. Ses parents, il avait coupé les ponts avec eux depuis bien longtemps. Comprenant qu'elle mettait les pieds en terrain miné, elle avait continué sans attendre sa réponse.

     Je veux bien croire que tu rencontres des difficultés, mais ne pourrais-tu pas faire cent fois mieux ? Tu m'as l'air d'un jeune homme intelligent. Tu pourrais faire des études, et te trouver un bon travail.

    Antoine lui expliqua qu'il était inscrit en deuxième année de licence d'informatique. Il avait caressé l'idée de passer un concours professionnel suite à cela, mais le manque d'argent avait eu raison de ses ambitions.

     Nous sommes en octobre. Il n'est pas trop tard.
     Pas trop tard pour quoi ? Je dois tout de même vivre, je ne peux pas me permettre de seulement étudier, protesta Antoine.
     Je vais te faire une proposition, Antoine. J'accepte de te prendre sous mon aile, de veiller à tes besoins. En contrepartie, tu vas t'engager à te remettre à tes études et à réussir ton concours. Je t'aiderai à rattraper ton retard.

    Le jeune homme, toujours dans sa logique de prostitution, la regarda d'un air suspicieux, croisant les bras. Surprenant ce geste défensif, Pascale lui sourit.

     Je n'attends rien de toi. Simplement, sache que je suis une enseignante sévère.
     Sévère de quelle manière ? Demanda-t-il.
     As-tu déjà reçu la fessée, Antoine ?

    Pascale était une adepte de la fessée comme outil éducatif. Si elle ne pouvait pas l'utiliser sur ses élèves, elle l'avait souvent regretté et avait espéré pouvoir un jour la pratiquer sur un véritable étudiant qui aurait besoin d'une main ferme pour s'en sortir. Et Antoine correspondait selon elle tout à fait à ce critère.
    Le jeune homme était resté bouche bée, n'osant répondre à la question. Il se demandait s'il avait en face de lui une perverse, une sadique qui lui proposait de lui faire subir des sévices en échange de son obéissance. Il avait déjà entendu cela, de la part de ses « clients », mais n'avait jamais accepté pour autant.

     Ne t'en fais pas. Je te parle uniquement de fessée dans le sens « éducation ». Je n'attends rien d'autre de toi.

    Antoine ayant toujours l'air confus, elle fronça un peu les sourcils.

     Réponds à ma question, alors. As-tu déjà reçu la fessée ?
     Non, Madame.
     Eh bien, débrouille-toi pour m'obéir et ne jamais avoir à la recevoir.

    Sur ces paroles, ils échangèrent leurs numéros de téléphone en se promettant de se revoir bientôt. Pascale lui signa un chèque au nom de son propriétaire avec ordre d'aller le donner le lendemain. Elle lui donna ensuite suffisamment de liquide pour acheter de la nourriture pour la semaine, en lui faisant promettre d'être capable de le faire durer jusqu'au dimanche, jour où elle lui en donnerait à nouveau. Si elle apprenait qu'il avait utilisé l'argent pour autre chose, elle le punirait sévèrement.

    Il hocha la tête, pensant toutefois qu'elle ne pourrait pas le savoir s'il désobéissait. Sa soirée avait été la plus « normale » qu'il ait vécue depuis bien longtemps. Il n'avait pas eu à faire quoi que ce soit de dégradant, il avait bien mangé, on lui avait parlé comme à un être humain. Certes, certaines propositions le laissaient perplexe, mais il était décidé à profiter un maximum de Pascale et de ce qu'elle pouvait lui apporter.

    Cependant, dès la première semaine, rien n'allait pour Antoine. Pascale lui annonça qu'il allait devoir adopter dès le lendemain des horaires un peu plus conventionnelles. Plus question pour lui d'aller traîner rue des Martyrs la nuit. Elle lui téléphonerait à 7h le lendemain et il avait intérêt à être prêt à partir à l'université. Il devait être couché à 23h. Il rentra chez lui et se mit au lit. Cependant, il fut incapable de s'endormir avant cinq heures du matin. Lorsque son réveil sonna, il l'éteint et se retourna machinalement, se rendormant presque aussitôt.

    La vibration de son téléphone le réveilla. Incapable de savoir depuis combien de temps il sonnait, il le saisit et vit quatre appels manqués de Pascale. Il était 7:18. Il jura. Il avait presque oublié cette rencontre qui dans sa tête, tenait plus du rêve que de la réalité. Il rappela le numéro.

     Bonjour Madame, balbutia-t-il d'une voix pâteuse.
     Bonjour Antoine. Ne me dis pas que tu es toujours au lit. Ce que je t'avais demandé était pourtant simple.

    La voix était cassante. Le jeune homme essaya de se justifier, mais ses prétextes sonnaient faux. Pascale lui ordonna de passer chez elle à 14h. Elle lui donna l'adresse, quelque part dans le 8ème. Il lui assura qu'il y serait.

    La matinée passa à une vitesse surréaliste. Il se traita de fou, se demandant bien pourquoi il irait chez une folle qui l'avait menacé de le fesser. Mais le souvenir de la pizza de la veille était encore présent. La possibilité de pouvoir vivre sans avoir à se prostituer occupait ses pensées. Stressé, il utilisa une partie de l'argent qu'elle lui avait confiée pour s'acheter un paquet de tabac et fuma quelques cigarettes. A 13h, il prit le métro en direction de chez sa bienfaitrice. A 13h40, il était devant la porte d'un immeuble. Il fuma encore quelques cigarettes pour faire passer le temps, puis il sonna à la porte. Pascale descendit lui ouvrir.

    Elle le dévisagea, ainsi que les mégots écrasés à ses pieds.

     Comment t'es-tu procuré ce paquet de tabac, Antoine ?
     Je... Je l'ai acheté Madame.
     Et avec quel argent ?

    Antoine ne répondit pas, se sentant tout à coup très bête. Pascale le saisit par le bras et l'entraîna à sa suite dans l'escalier en marbre.
    Ils entrèrent dans un appartement haussmannien. Peu habitué à un tel luxe, Antoine n'en croyait pas ses yeux. Mais il n'eut pas tôt fait de s'extasier que Pascale lui ordonna d'enlever ses chaussures.

     Je n'ai pas l'intention de me prendre des coups de pieds dans la figure. Obéis.

    Comme dans un rêve, Antoine se vit obéir. Pascale le saisit alors par l'avant-bras, et le conduisit jusqu'au rebord d'un canapé, le penchant en travers de ses genoux. Le jeune homme, choqué, se laissa faire, incapable de faire le moindre mouvement.
    Les premières claques tombèrent sur son jean, et il se dit que ce n'était finalement pas grand chose comparé à ce qu'il avait vécu avec ses clients de la rue des Martyrs. Les claques s'enchaînèrent et il se crispa un peu quand la chaleur commença à envahir son postérieur. A moment donné, Pascale tira sur la taille de son jean, et il la laissa procéder par habitude. Sur son boxer, les claques se firent tout de suite plus mordantes. Il serra les poings, fermant les yeux. Pascale appuya un peu plus les gifles, et il se sentit étrangement contrit, comme un enfant pris en faute.

     Pourquoi suis-je en train de te donner une fessée, Antoine ?

    Surpris par la question, il rouvrit les yeux. Une claque tomba sur sa cuisse et il gémit.

     Réponds à ma question.
     Parce que... Parce que je ne me suis pas levé ce matin, Madame.
     Et ? Continua-t-elle en claquant l'autre cuisse.
     Parce que j'ai acheté du tabac avec l'argent que vous m'aviez donnée !

    A partir de là, le boxer d'Antoine alla rejoindre son jean, autour de ses chevilles. Il serra les fesses, mais la main dure et ferme de Pascale s'abattit encore quelques minutes. Lorsqu'elle s'arrêta enfin, il commença à se relaxer, mais soudain, un coup sourd s'abattit sur sa fesse droite, le faisant sursauter.

     Quelques coups de brosse devraient te permettre de te souvenir que l'argent que je te donne ne doit servir qu'à t'acheter de la nourriture ! Gronda-t-elle. Pas question que je finance un drogué !

    Les coups de brosse étaient très douloureux, la honte et la culpabilité envahissaient Antoine, qui se mit bientôt à sangloter. Au bout d'une vingtaine de coups, Pascale interrompit son traitement et passa une main réconfortante dans le dos d'Antoine, ce qui eut pour effet de déclencher de nouvelles larmes, car il avait très peu connu d'affection par le passé. Elle continua ainsi jusqu'à ce qu'il se calme, puis lui ordonna de se rhabiller. Les fesses rouges et bien chaudes, elle lui demanda alors de lui parler de ses études, et de lui expliquer le concours qu'il préparait. Ils passèrent l'après-midi à déterminer un programme de révision, puis elle l'invita à rester pour le dîner, avant de le chasser à 21:30 afin qu'il fut au lit à l'heure prévue.

    Sur le chemin du retour, Antoine se posa beaucoup de questions sur cette expérience. Il avait eu mal, il avait eu honte, alors pourquoi se sentait-il si bien, si soulagé, réconforté ? Il se rendit compte que jamais personne n'avait ainsi veillé sur lui, ni ne lui avait donné de limites. Une sorte de plaisir malsain l'envahissait, et sa main se dirigea naturellement vers son entrejambe, avant qu'il ne se fustige en réalisant ce qu'il faisait. Honteux, il comprit qu'il avait ressenti de l'excitation à être ainsi cadré puis réconforté. Peut être que Pascale allait être autre chose pour lui que cette dame qui lui remplissait son frigo et payait son loyer.

    Après le premier jour, Antoine se leva toujours à l'heure le matin, attendant même avec impatience la discussion téléphonique journalière avec Pascale. Il retourna sur les bancs de la fac, et commença à travailler, certes, avec plus de difficultés que ses camarades, mais avec toute la volonté dont il était capable.

    Un vendredi soir, cependant, il se rendit compte qu'il était déjà à court d'argent de poche de la semaine. Se refusant strictement à aller en demander davantage à Pascale, il ouvrit ses placards, qu'il trouva désespérément vides. L'habitude de manger à sa faim était trop ancrée, mais cette semaine-là, il avait mal géré son budget. Après un long moment d'hésitation, il prit son blouson en cuir et ses pieds retrouvèrent naturellement la direction de la rue des Martyrs. Là, il croisa un ancien client qui le reconnut aussitôt. Un peu anxieux, il le suivit néanmoins dans une ruelle. Il repartit avec assez d'argent pour acheter à manger et du tabac.

    Malheureusement pour lui, lorsqu'il arriva devant son immeuble, il découvrit Pascale qui l'attendait.

     Tu ne répondais pas sur ton téléphone, je suis donc venue voir si tout allait bien, dit-elle pour tout accueil.
     Je vous remercie pour votre inquiétude, mais tout va bien, répondit le jeune homme, un peu trop anxieux.
     Tu es sûr ? Tu as l'air étrange.
     Je vais bien, je vous assure.

    Il tenta de la doubler pour monter chez lui, mais elle l'arrêta et renifla sa veste.

     Tu as fumé.

    Il n'y avait rien à répondre. Elle avait déjà tout compris. Elle le précéda chez lui, et il n'eut pas tôt fait de poser son sac de course qu'elle fondait sur lui. Elle lui donna une raclée trois fois plus lourde que la première, sortant même la brosse à cheveux de son sac à main et lui en donnant jusqu'à tant que ses fesses soient bleues. Antoine pleura, se retenant de hurler seulement pour ses voisins, mais se doutant qu'aucun d'eux ne pouvait ignorer ce qu'il se passait. Comble de la honte, elle le fit se mettre au coin pendant qu'elle lui faisait la morale.

     Je me démène pour te faire changer de vie, et tu craques pour quoi ? Un paquet de cigarettes ? Tu n'as pas honte ?
     Mais Madame, je n'avais plus d'argent pour acheter à manger ! Protesta Antoine, éperdu.
     Tu... Pourquoi n'es-tu pas venu me trouver pour me le dire ? Et d'abord, comment se fait-il que tu n'avais plus d'argent ? Tu avais acheté du tabac ?
     Non Madame, je vous le jure ! J'ai mal géré mais je n'avais pas acheté de tabac avec votre argent, juste avec celui que j'ai gagné ce soir !

    Le regard qu'elle lui adressa lui transperça le cœur, tellement elle avait l'air dégoûtée par ses pratiques, par le fait qu'il y soit retourné. Antoine se mit à pleurer.

     Puisque tu préfères tes amis de la rue des Martyrs à moi, je pense que nous n'avons plus rien à nous dire, Antoine.

    Elle fit mine de partir. Le jeune homme, bouleversé, pleura la nuit entière. Il tenta de l'appeler à plusieurs reprises, mais elle ne répondit pas. Il lui laissa des messages, promettant de ne plus y retourner, d'être sage, d'obéir. La nuit suivante, il n'avait plus de larmes à verser, mais était complètement déprimé. Abattu, il ne put sortir de chez lui pendant deux jours. Le troisième, son téléphone sonna. N'en croyant pas ses yeux, il répondit.

     As-tu compris la leçon, Antoine ?
     Oui, oui Madame, j'ai compris ! Jura-t-il, sentant l'espoir revenir.
     Je veux bien te reprendre sous mon aile, mais à une condition. Dorénavant, tu ne tricheras plus. Tu m'obéiras et tu ne transigeras plus sur le principe même de notre relation.
     C'est promis, Madame ! Je vous le promets.

    Il lui confia ensuite à quel point cette expérience avait été douloureuse pour lui. Elle l'écouta, conservant un ton froid et sec, puis elle lui donna une punition, des lignes à copier. Il s'exécuta, presque reconnaissant.

    Les semaines qui suivirent furent une longue remontée à la surface pour Antoine. Il cessa désormais de fréquenter la rue des Martyrs, afin d'être sûr de ne pas être tenté. Il s'astreint à une discipline de fer, et progressa rapidement dans ses études. Cependant, les punitions tombaient encore, au moindre de ses manquements, et se faisaient de plus en plus sévères. Antoine les redoutait. Il se demandait jusqu'où elle irait. Un jour, elle utilisa une sorte de longue tige avec une poignée recourbée, qu'elle abattit sur ses fesses une dizaine de fois, lui laissant à chaque fois des marques profondes. Il ne put se retenir de hurler. Une autre fois, elle sortit d'un de ses tiroirs une lourde ceinture de cuir qui s'avéra être tout aussi douloureuse. Cependant, malgré ces traitements, il n'arrivait pas à se résoudre à cesser cette relation. La première feinte d'abandon l'avait laissé profondément dépendant de sa pro-fesseuse. Après tout, elle le nourrissait, elle le réconfortait, l'écoutait, elle l'aidait dans ses cours, elle était ce qui se rapprochait le plus d'un parent pour lui. S'il la perdait... Il retomberait dans les affres de sa vie passée, et bien pire.

    Un jeudi soir, il avait rendez-vous avez elle. Anxieux, il apportait avec lui son dernier devoir surveillé. La note n'était pas bonne. Perturbé par la dernière punition qu'elle lui avait donnée, où elle l'avait battu jusqu'à ce qu'il ne puisse plus se relever, puis l'avait jeté dehors, où il avait passé plus d'une heure à sangloter sur le paillasson sans pouvoir faire le moindre geste, il n'avait pas pu se concentrer en cours, et ses résultats s'en étaient ressentis. Il ne comprenait pas. Il lui avait simplement dit qu'il faisait de son mieux et qu'elle ne pouvait pas s'attendre à ce qu'il soit le meilleur, il y avait des élèves bien plus intelligents dans sa classe. Cette déclaration l'avait mise dans une fureur noire. En réalité, réalisait Antoine, elle le terrifiait.

    Tout en se rendant sur place, il se demandait si ce qu'elle lui faisait subir était bien du domaine de l'éducation. A grands garçons, grandes punitions, lui répétait-elle, mais il s'étonnait tous les jours un peu plus de la cruauté qui semblait aller croissant en elle. Si au départ, elle semblait concernée par sa douleur, aujourd'hui, son visage était de marbre alors même qu'il hurlait de douleur. Le plaisir coupable qu'il ressentait lors des premières fessées avait presque disparu. A présent, les claques ne suscitaient en lui que douleur et effroi. Ces pensées tournaient en boucle dans sa tête alors qu'il attendait l'heure du rendez-vous, en bas de l'immeuble, à tel point qu'il dépassa l'heure prévue. Pascale finit par descendre le chercher. Comble de l'humiliation, elle tenait la lourde brosse en bois à la main. Elle tendit la main pour le saisir par l'oreille, mais il eut un mouvement de recul. Sa réaction n'étonna pas que Pascale. Le jeune homme se sentait détaché, comme si la situation n'avait rien de réel. Quelque part au fond de lui, il sut que c'était terminé.

     Tu as vu l'heure ? Tu crois que j'ai toute la nuit à t'accorder ? Si c'est le cas, tu te mets le doigt dans l'oeil, mon garçon.
     C'est fini, répondit-il simplement.
     Qu'est-ce que tu racontes ? Qu'est-ce qui est fini ?
     Vous et moi. Notre arrangement.

    Pascale le dévisagea, puis lui agrippa le bras, tentant de l'entraîner à sa suite. Mais contrairement à toutes les fois où il s'était laissé battre sans réagir, il résista, ne bougeant pas d'un pouce.

     Qu'y a-t-il, mon garçon ? Tu as peur que je te punisse pour ta mauvaise note ? Tu sais que quand on fait des bêtises, il faut en assumer les conséquences !
     Non. Je n'ai pas peur. Je n'ai pas peur de vous, prétendit-il.

    Sur ces paroles, il se dégagea de sa prise et tourna les talons.

     Tu ne peux pas faire ça ! Tu ne crois pas que je t'ai donné tout ça gratuitement ? Tu m'es redevable !
     Je ne vous dois rien ! Répondit-il sans se retourner.
     Rends-moi mon argent ! Hurla-t-elle en retour.
     C'est une maigre compensation à ce que vous m'avez fait subir.

    Sa voix était tellement pleine de haine qu'elle en tremblait, mais il était allé trop loin pour faire demi-tour. Pascale semblait sous le choc.

     Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait pour toi... souffla-t-elle.
     Vous l'avez fait pour satisfaire votre sadisme. Mes clients étaient plus tendres que vous.
     Tu reviendras.

    Il ne dit rien, et se retourna. Il plongea son regard dans les yeux noisette durs qui l'observaient. Elle semblait à la fois désespérée et sûre d'elle. Troublé, il lui tourna le dos et disparut dans la nuit.

    A peine arrivé chez lui, il commença à trembler de tous ses membres. Monter les marches jusqu'à sa chambre de bonne fut un calvaire. Il faillit tomber à plusieurs reprises. Ses mains agitées mirent de longues minutes à guider la clef jusqu'à la serrure. Quand enfin il parvint à entrer, il s'effondra de tout son long sur le sol. Comment avait-il pu ? Il était seul, à présent. Il l'avait perdue. Il l'avait quittée. Abandonnée. Se traitant de tous les noms, il se tourna sur le dos. La douleur de son postérieur, consécutive à la correction qui avait eu lieu quelques jours plus tôt, se rappela à lui. Les larmes jaillirent et il pleura, s'étouffant, toussant, pleurant encore. Mais personne ne vint le réconforter.

    Il ne put aller en cours le lendemain. Prétendant une maladie, il resta au lit, serrant compulsivement la couette entre ses doigts glacés. Parfois, il se saisissait de son téléphone d'une main tremblante, mais se retenait de composer le numéro. Elle le maltraitait. Oui, mais il y était habitué. Oui, mais il l'aimait.

    Le weekend s'écoula comme dans un cauchemar. Il ne se nourrissait plus, dormait beaucoup, pleurait. Il redoutait le moment où il devrait retourner en cours. Et si elle était là ? Et si elle l'attendait ? Il l'espérait tout au fond de lui. Avait-il exagéré la situation ? Le stress de son échec lui avait sûrement embrumé l'esprit. Oui, mais il y avait les marques, sur son corps. Etaient-elles à la hauteur de sa faute ? Qui était-il pour en juger ?

    A la fac, ses professeurs s'inquiétèrent de son état et lui recommandèrent d'aller consulter un médecin au plus vite. Il hocha la tête distraitement. Ne put comprendre le moindre mot du cours d'informatique du matin. Son professeur finit par le renvoyer chez lui. Comme dans un rêve, il marcha au hasard, et ses pas traîtres l'emmenèrent dans le 8ème. Elle était à la fenêtre lorsqu'il arriva. Il était trop tard pour faire demi-tour. Alors, il grimpa les marches de l'immeuble, et trouva porte ouverte. Il pénétra dans l'appartement. Elle était là.

    Il se laissa faire alors qu'elle le prenait dans ses bras, dans une étreinte réconfortante. Il se laissa aller, sanglotant comme un enfant, s'excusant de tout et n'importe quoi. Ils restèrent ainsi pendant plus d'une heure, elle chantonnant une berceuse, lui s'accrochant à son tailleur comme à une bouée de sauvetage. Il ne se tendit même pas lorsque la main de Pascale glissa vers le bouton de son jean. Il la laissa descendre l'habit jusqu'à ses cheville. Il se retourna de lui-même sur le canapé, offrant ses fesses.

    Il était prêt.

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