• L'île de la tentation chapitre 9

    L'île de la tentation chapitre 9

    Par TSM



    Le mardi

    La pauvre Aline a vécu la pire nuit de sa vie en étant marquée comme une bête d'un H au fer rouge. Le H de Henri. Cette horreur s'est déroulée en présence d'invités pervers qui se sont délectés de ses souffrances en immortalisant sa scène au moyen de caméras et d'appareils photographiques.  

    Un parrainage particulier a permis à un richissime sadique de violer la belle Aline, sur les lieux mêmes de la ferrade. Jugée trop dangereuse, la bouche d'Aline a été épargnée mais cela n'a pas été le cas du puits inviolé de ses reins jusqu'à cette nuit. (Sauf par les queues de cheval, mais là ce n'était pas du viol mais du ponyplay).

    Le mercredi

    Un médecin grassement payé en dollars, lui a posé un stérilet et des piercings aux lèvres de son jardin secret puis sur ses jolis seins en forme de poire. Si les instruments chirurgicaux étaient conformes aux normes, la seule anesthésie pratiquée fut un violent coup de poing, après qu'Aline percluse de douleurs, ait sauvagement mordu la poitrine de Laura. 

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    Laura s'est vue interdire tout contact avec Aline sans la présence d'Alan pour modérer les représailles. Si Bernard a pris cette décision, ce n'est pas que la cruauté de sa femme indispose son sens moral, mais parce les mutilations promises par sa belle sont contraires au bisness. Alan s'occupe donc de la jouvencelle en la nourrissant et en la toilettant comme un bébé puisqu'elle est en permanence attachée et droguée pour éviter de nouvelles folies.

    Jeudi soir, Aline a pu réintégrer les écuries, le volume impressionnant de fleurs coupées placées dans son box, a passablement troublé son intellect passablement perturbé. Alan, muni d'un cercle de bagues, est venu prendre la taille de son annulaire.

    Vendredi 10 heures

    Le renouvellement des fleurs et le grand nettoyage des écuries, la chagrinaient un peu, mais lorsque Laura, accompagnée d'Alan, est venue lui faire essayer sa robe de mariée, son esprit était carrément en déroute émotionnelle. A cet instant, Aline s'est mise à espérer qu'Henri n'était pas informé des atrocités qu'ils lui ont fait subir. 


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    SAMEDI 11 HEURES


    Attelée à un chariot, vêtue d'une courte robe de mariée, Aline ne porte pas de harnais mais simplement un mors et une large ceinture en cuir noir. Sur sa tête, un gros nœud de tulle blanc s'agite au grès du vent doux et chaud. Ses jambes sont gainées de bas blancs assortis au porte-jarretelles.

    Conduit par Bernard, cet attelage dès plus surprenant se dirige vers l'immense terrasse de la villa. Le « Oh » de la foule, suivi d'applaudissements généreux accueillent leur arrivée.

    Il est là ! Constate Aline, ne sachant plus quoi penser ou espérer. Henri, en costume de marié avec un joli nœud papillon et une pochette assortie, rayonne de bonheur lorsqu'il s'approche d'elle.

    - Mon dieu que tu es belle ! Dit-il en posant délicatement ses mains sur les épaules nues. Bientôt nous serons tous les deux, je t'aime !

    Les invités se pressent autour d'eux, pendant qu'il la dételle pour la conduire vers un prêtre tout de blanc vêtu sur une petite estrade. Mendelssohn serait étonné de savoir qu'il est aussi de la fête avec sa « Marche nuptiale » diffusée par des haut-parleurs installés pour la circonstance.

    Perdue dans ses pensées contradictoires, elle entend sans l'écouter réellement, le religieux leur parler. Soudain, Henri la tire de ses pensées pour la prendre dans ses bras sous un tonnerre d'applaudissements pour déposer de petits baisers sur ses lèvres séparées par le mors.

    Ils sont mariés !

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    Pendant l'apéritif, Aline commençait à espérer, à rêver d'une nouvelle vie jusqu'au moment ou pour le déjeuner festif, ils l'ont conduite à une mangeoire ornée de fleurs. A la porte de la tente pendant que la fête se déroulait sans elle, à l'intérieur Aline, déçue, désespérée fulminait de rage puis de désespoir au fil des heures !



    17 HEURES

    - C'est trop tôt ! Dit Bernard à l'attention d'Henri qui guide sa jeune « pony-épouse » vers les chambres de la villa.

    - J'ai envie de ma femme ! A répondu le jeune marié de 51 ans. 

    Pour son anniversaire, le ministre qui s'est offert, sur le compte du contribuable un petit mariage ponygirl au Sri Lanka, brûle maintenant d'impatience de consommer sa jeune pouliche sur un lit en draps de soie. Il va faire ce qu'il veut, malgré les conseils de prudence mainte fois répétés par le patron de ce club d'équitation un peu particulier.

    Aline tremble quand ils entrent dans la chambre généreusement fleurie mais Henri, admirant sa jeunesse et son innocence fragile, ne se rend compte de rien. Sans pouvoir détacher les yeux de son acquisition, il pose son nœud papillon et sa veste puis s'approche d'elle pour lui retirer son mors. Les yeux fermés, elle pince sa lèvre inférieure pendant qu'il goûte la peau soyeuse de son cou en caressant ses hanches magnifiquement dessinées par la mère Nature. Pendant un instant, elle se surprend à pencher la tête pour lui offrir son cou, réflexe d'amoureux ou désir de tendresse ? Peu importe, de toute les façons, elle ne peu s'y refuser ses mains étant crochetées à sa ceinture.

    Avec lenteur, il tire sur les petits nœuds de la robe pigeonnante. Lorsque le tissu dévoile la fière poitrine à ses yeux émerveillés, Henri accompagne son retrait de baisers gourmands jusqu'aux tétons roses pointant fièrement avec leurs anneaux d'or.

    Aline est perdue dans ses pensées ? Cela lui fait « drôle » d'être avec cet homme dans une chambre. Pourtant, son extrême douceur et ses tendres caresses lui rappellent aussi le plaisir qu'il lui fait connaître pour la première fois quand il lui a l'amour dans les bois. Il pince légèrement la pointe de ses seins qui transmettent aussitôt un flux de sensations agréables à leur propriétaire émue.

    Il lui sourit, l'enlace par la taille et l'embrasse tendrement. Elle ne fuit pas le baiser et va même jusqu'à le rendre de sa petite langue de jouvencelle pendant qu'il apprécie des mains la plénitude de ses jeunes fesses sous la robe. Debout, bras liés et sous les caresses expertes de cet homme, Aline éprouve des sensations étranges ou masochistes peut-être, comme le premier soir.

    La main masculine s'insinue le long de ses cuisses fuselées pour remonter vers le triangle érogène en aiguisant encore les troubles émotions. Les doigts effleurant les lèvres de son intimité pas même voilées, la font gémir un instant, sa respiration s'accélère, la magie des liens ou le magnétisme de l'instant. Elle ne saurait le dire mais se cambre un peu, cherchant le contact de la main masculine puis ondule au gré de son plaisir en goûtant la caresse de son sexe en émoi. 

    Sans cesser de se noyer dans le baiser de cette jouvencelle, Henri libère les entraves de ses poignets pour ouvrir la ceinture et laisser glisser la robe de mariée sur la courbe parfaite de ses hanches. Marchant sans aucune considération pour le tissu tombé en corolle autour des petits pieds, il guide Aline vers le lit en se délectant de la vue des ses jambes fuselées, gainées de bas blancs.

    Sans la rejoindre sur la couche, il ouvre sa chemise, retire son pantalon et son gros slip gris offrant au regard de la jeune Aline, son corps d'homme de cinquante ans. Son impétueux désir s'affiche également en se balançant pendant le court trajet de la chaise au lit.

    Pris par son désir culminant, il ne voit pas le visage soudain contracté d'Aline. La bouche ouverte et les yeux écarquillés, elle regarde sa poitrine couverte de poils presque blancs, son ventre bedonnant, son sexe bandé niché au milieu d'une généreuse pilosité grisonnante. 

    La chambre, l'absence de liens ou d'entraves, être quasiment nue et étendue sur un lit face à un homme nu qui pourrait être son père, autant de points soudain devenus particulièrement difficiles à vivre et contraires à une envie câline.

    Pire encore, elle a l'impression qu'elle va devoir vivre un rapport incestueux. Sous la poussée d'adrénaline, les drogues dissimulées dans son eau n'ont plus d'effets. La vision de sa famille lui vient à l'esprit. Quand il monte sur le lit, elle murmure une supplique mais il ne l'entend pas en s'étendant sur elle.

    Elle essaie de le repousser, la peau d'Henri lui paraît soudain visqueuse. Le nez perdu dans les poils de sa poitrine transpirante, elle le supplie d'arrêter, il caresse ses cheveux et sa vautre lamentablement sur elle. Aline se met à crier son refus quand le sexe masculin dur comme de la pierre cherche la faille de son puits d'amour. Sous le poids de l'homme déchaîné, elle se débat tant bien que mal et parvient à une esquive d'un coup de reins.

    Entre ses jambes écrasées et maintenue ouvertes par celles d'Henri, une lutte farouche s'est engagée.

    - Oui résiste, oui vas-y j'aime ça !

    - Non je veux plus !

    - Mais ma petite Alinéa, tu es à moi maintenant ! Tu verras ce sera bien. Je vais t'emmener chez moi, dans ma propriété en Jordanie. Tu seras heureuse et auras tout se que tu voudras et plus le week-end, on pourra même galoper tous les deux !

    - Je veux rentrer chez moi, je veux plus, soyez gentil ! Supplie Aline.

    - N'ais pas peur, on va se faire un gros câlin puis après, je te sorts de là.

    Aline se sent sale, la grosse bouche qui bâillonne la sienne et cette langue qui la fouille l'écœurent. Le contact de la verge dure sur sa cuisse la terrifie. Comme pris d'un élan de tendresse, Henri la caresse et dépose des baisers sur son corps frêle en descendant vers son ventre. Lorsqu'il plonge entre ses cuisses pour une léchouille bruyante et vulgaire, elle sursaute, il prend ce sursaut comme un instant de plaisir alors qu'elle observe dégoûté la tête aux cheveux grisonnants s'agitant entre ses jambes.

    Sa langue titille le bouton des plaisirs au creux de l'écrin qui semble se refuser à l'exposer. Henri se délecte à goûter puis à caresser son intimité de jouvencelle alors qu'elle a l'impression de vivre un examen de génécologie. Aline ne résiste plus quand il remonte vers sa poitrine qu'il embrasse en tirant un peu sur les piercings. Elle se sent obligée !

    Ecrasée d'obligations perverses, sans perspective d'échappatoire, elle va abandonner son corps à ce sadique qui se couche sur elle et qu'elle trouve maintenant vieux et moche.

    La pénétration de son ventre, même si elle n'est pas brutale, lui est horrible, douloureuse, répugnante et lui provoque un haut le cœur. Devenue un réceptacle humain, prostrée et en proie au désespoir, elle se laisse prendre, les larmes coulent sur ses joues, mais il ne le voit pas perdu dans son ignominie. La tête callée entre la poitrine velue et les draps de soie, elle le subie sans aucune résistance, les yeux fermés les mains serrées dans le tissu.

    D'une voix essoufflée, il murmure des « je t'aime » dans son oreille tout en accélérant ses mouvements. Les chairs torturées, elle suit maintenant du regard dans le miroir d'une armoire le coït de cet homme avec son corps. La vision l'entraîne à travers un dédale de pensées. C'est la première fois qu'elle se voit faisant l'amour, enfin façon de parler, mais cette image la révolte soudain bien plus encore, quand elle voit tout autant qu'elle ressent. Les reins et les fesses de l'homme se figent, le sexe profondément enfoncé dans son ventre la pollue en déversant sa semence.

    Entre deux râles de jouissance, il répète des « je t'aime » et la serre si fortement dans ses bras qu'il lui fait mal. La tête posée sur l'oreiller, il se remet lentement de ses émotions en caressant ses cheveux blonds en bataille sur la soie bleue, avant de laisser courir ses doigts sur le sein accessible en lui murmurant des mots doux et des promesses d'avenir merveilleux. Les caresses se calment, la voix s'affaiblie, la verge ramollie puis se retire d'elle-même. Henri roule sur le côté pour se reposer en serrant sa douce contre lui. La somnolence le saisit, comme beaucoup d'homme après l'amour.

    Sur la table de nuit, un gros cendrier en cristal attire l'attention d'Aline, le sperme qu'elle sent couler de son bas-ventre déclenche une haine telle, qu'elle s'en saisie, se retourne et s'en même hésiter une demi seconde frappe avec toute l'énergie du désespoir. Le premier choc sur la tempe d'Henri est particulièrement violent tout comme la trentaine d'autres qui suivent.  

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    Vêtue du pantalon et de la chemise d'Henri, elle sort par la fenêtre de la chambre maudite pour s'enfoncer dans la végétation luxuriante. Aline court comme une perdue en pleurant toutes les larmes de son corps. Un éléphant s'étonne à son passage, perdue dans sa fuite désespérée, elle ne l'a même pas vu. Au bord de la syncope, elle s'arrête un instant en se cachant derrière un arbre. « Je suis une criminelle, oh mon dieu qu'ai-je fait »  

    Au club, l'heure n'est plus aux réjouissances mais à la chasse à l'homme, ou plutôt à la femme. Alan au volant du 4X4 scrute les abords de la piste puis de la route, Laura et Bernard écumants de rage fouille la campagne, les chevaux ne sont pas épargnés. Un ambassadeur s'est joint à eux pour son sport favori la « chasse ».

    Aline a perçu les aboiements des chiens, affolée, elle reprend sa cours vers la liberté. Elle se souvient soudain d'un filme où les fugitifs courraient dans la rivière pour tromper le flair canin. Il n'y a pas de rivière mais elle aperçoit une mangrove qui doit être pleine d'animaux sauvages mais elle les préfère à ses poursuivants.

    Elle court comme une dératée, un chien approche, elle tombe dans la boue avant d'arriver à la mangrove espérée. Un doberman s'arrête soudain à trois mètres d'elle, alternant aboiements et gémissements tout en courant le long de la mare de boue. Sans comprendre pourquoi, l'animal qui semblait décidé à la dévorer s'est arrêté, elle éprouve un sursaut d'espoir et décide de reprendre sa course folle.

    Ses jambes refusent de sortir de cette mare de boue sablonneuse. Sa main s'enfonce sans trouver le dur chaque fois qu'elle essaie de se mouvoir. D'un coup de rein elle parvient à se relever un peu, mais ses jambes se sont encore enfoncées. A chaque ruade désespérée son corps s'enfonce un peu plus ! Le chien hargneux aboie et bondit comme un fou, mais ne vient pas la mordre. Elle est submergée par un sentiment d'horreur et une trouille viscérale. Elle vient de comprendre pourquoi et appelle au secours.

    Laura et Bernard arrivent au galop mais s'arrêtent comme le chien, à quelques mètres d'elle. Dans les sables mouvants, Aline enfoncée jusqu'à la poitrine crie, supplie et tend la main vers ses bourreaux. Elle crie des excuses et des appels à l'aide qui les laissent de marbre. Devant leur manque de réaction, Aline comprend qu'ils vont la laisser mourir. Folle de rage et de désespoir elle les insultes, les supplie, pousse des hurlements démentiels.

    Des sri lankais de la plantation proche, arrivent en courant, forçant Bernard à réagir. Tirée des sables mouvants, Aline supplie les ouvriers de l'emmener avec eux, mais Laura leur explique que leur fille elle est folle et que c'est le désespoir de leur vie. Devant les gestes fous et le charabia de cette fille vêtue comme un homme, les sri lankais compatissent à leur malheur et s'en retournent au travail.

    Les portes de l'enfer viennent de s'ouvrir pour la pauvre Aline.

    TSM


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